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Ceinture Bretelles

Le blog contrarien et anti-mainstream qui pense et prépare le drame de l'après-crise.

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Dette américaine : le monde change en une semaine

Dette américaine : le monde change en une semaine
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Scénario possible : Le Congrès ne trouve pas d'accord sur le relèvement du plafond de dette fixé actuellement à 16.400 milliards de dollars, et qui sera atteint durant la 2ème quinzaine de février.

Dans cette hypothèse, la solvabilité des Etats-Unis sera directement mise en cause et il est fort probable que, comme en août 2011 lors du précédent relèvement de dette, une ou plusieurs agences de rating dégradent la note du pays. Immédiatement, les taux d'intérêt des obligations du Trésor passeront des niveaux extrêmement bas actuels à des taux plus élevés pour refléter le risque portant sur la solvabilité américaine. En passant d'environ 2% à 4%, 5% ou 6%, le poids des intérêts deviendrait insupportable et aggraverait fortement la dette, mettant directement le pays en situation de défaut, situation qui enverrait très rapidement les taux beaucoup plus haut comme on l'a vu pour la Grèce. Le dollar serait fortement affaibli perdrait beaucoup de terrain face aux autres devises, probablement 5% à 10% en 1 ou 2 jours face à l'euro, passant de 1,35$ à près de 1,50$ pour 1€. L'once d'or s'apprécierait d'autant, passant de 1700$ à 1870$. C'est tout le secteur obligataire mondial - en situation de bulle depuis près de 3 ans déjà - qui serait secoué par un retrait massif de liquidités ou par des réallocations d'urgence, et les taux d'intérêt réels négatifs consentis à des pays comme l'Allemagne remonteraient également en flèche mettant de nombreux pays dont la France ou le Japon en grave difficulté. A leur tour, l'euro, la livre sterling et le yen seraient en difficulté, maintenant un équilibre de taux de change avec le dollar mais plongeant par rapport à l'or.

Parallèlement, la réaction en chaîne serait catasptrophique : les échanges internationaux actuellement réalisés en dollars seraient perturbés et de nombreux pays exportateurs, de matières premières notamment comme le pétrole, pourraient subitement exiger le paiement de leurs créances dans une autre devise que le dollar : euro, yuan ou même directement en or, comme l'Iran l'a déjà fait avec la Chine au cours de deux dernières années.

Très vite à court de financement, le gouvernement américain se tournerait vers la Réserve Fédérale qui deviendrait l'unique acheteur d'obligations par le biais d'un Quantitative Easing sans précédent équivalent à la vitesse d'endettement du pays, soit 100 à 150 milliards de dollars par mois. A cette annonce, le dollar plongerait alors à nouveau, l'once d'or gagnerait à nouveau 5% à 10%.

La Chine annoncerait alors sa décision d'adosser le yuan à ses réserves d'or, lesquelles seraient en fait bien plus élevés que ce que l'Occident pensait : environ 5000 tonnes. Immédiatement, tous les pays exportateurs exigeraient le réglement de leurs créances en yuans. Le Congrès américain se tournerait vers la Réserve Fédérale pour lui demander d'imiter la Chine mais le peuple américain découvrirait alors que les 8000 tonnes d'or supposément détenues à Fort Knox et à la réserve fédérale de New York n'existent pas, qu'elles ont été louées, puis sous-louées par des bullion banks. Le dollar plongerait à nouveau. L'once d'or atteindrait alors probablement 10 000 $. Devant la vitesse de dépréciation de leur devise, les Américains seraient pris de panique et se rueraient dans les commerces pour acheter des biens tant que cet argent vaut encore quelque chose - une situation qui rappellerait l'hyperinflation de Weimar dans l'Allemagne des années 20.

Barack Obama serait alors obligé de demander au Congrès d'appliquer le Patriot Act qu'il a heureusement et fort curieusement eu l'idée d'amender début 2012 pour autoriser les forces du pays (armée, police, gardes-côtes...) à prendre toutes les mesures nécessaires, y compris l'appropriation de biens privés par le public, sur le territoire américain, dans l'intérêt du pays et du peuple américain. Autrement dit, fin de la partie pour les Etats-Unis qui, en moins d'une semaine, sombrerait dans une crise politique et sociale interne sans précédent, avec émeutes, paniques et famines. Inutile de dire que l'Europe et le Japon subiraient le même sort.

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