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Ceinture Bretelles

Le blog contrarien et anti-mainstream qui pense et prépare le drame de l'après-crise.

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Les 3 ingrédients toxiques

Les 3 ingrédients toxiques
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Le monde dans lequel nous vivons change à une vitesse folle et la vitesse de ce changement augmente de façon exponentielle. Certains phénomènes sont invisibles, d'autres crèvent les yeux. La société que nous avons héritée de l'après-guerre est sur le point de disparaître et toutes ses composantes sont en train ou vont très prochainement se redistribuer. C'est inéluctable, ce n'est pas planifié, ce n'est pas le produit d'une oeuvre d'oligarques conspirationnistes politico-bancaires, c'est simplement la résultante d'un cocktail toxique réunissant 3 ingrédients incompatibles : le keynesianisme (état interventionniste et distributeur), le libéralisme (marché libre), et la démocratie (ou la politique électoraliste démagogique court-termiste).

Nous assistons au spectacle de dirigeants impuissants à régler une situation puisqu'ils ne connaissent que les recettes à base de ces 3 ingrédients inconciliables. En forçant toujours plus la dose, les dirigeants politiques (hommes d'états), monétaires (grands banquiers centraux) et économiques (entreprises) ne font qu'aggraver et précipiter ce grand changement qui se dessine à coups de politiques fiscales punitives et confiscatoires pour les uns, impression monétaire pour les seconds et licenciements pour les derniers. Le même processus se déroule à l'échelle planétaire.

Les politiques menées par ces 3 classes de dirigeants convergent vers la même issue : alimenter et grossir les rangs d'une population dépouillée, vidée, qui s'éteint socialement, abasourdie par la violence silencieuse (pour l'instant) du phénomène. Du jour au lendemain, on passe du statut de personne socialement intégrée, consommante et active à celui de rebut laissé pour compte sans espoir. Personne ne peut aujourd'hui se prétendre à l'abri du mouvement en marche. Personne. La hausse actuelle du chômage et la situation budgétaire des états posera d'ailleurs rapidement la question de la réduction du montant des allocations en tout genre parallèlement à l'augmentation de la pression fiscale pour ceux qui dispose encore de revenu dans un féroce effet de ciseau.

Dès lors, il reste 2 solutions :

- soit regarder l'économie et la société se déliter, en priant égoïstement pour être touché personnellement le plus tard possible, réflexe très humain mais dérisoire vu la force de la vague qui arrive. A la clé, le retour au Moyen-âge sans possibilité de fédérer quoi que ce soit de façon construite, ce qui ouvrira la porte au chaos ou à un nouvel ordre totalitaire. Une solution que la plupart des privilégiés actuel sont encore tentés de choisir, par autruchisme, par le confort immédiat du déni.

- soit s'interroger sur l'urgence d'un changement radical qui débarrasse de la nuisance de la coexistence des 3 ingrédients incompatibles. Cela suppose l'explosion du cadre politique, monétaire et économique que nous connaissons actuellement. A la clé, le risque de chaos, la perte de notre confort actuel (perte garantie quoi qu'il arrive) et la possibilité de l'émergence d'un réel progrès tirant les leçons des erreurs commises.

Je reconnais à François Hollande un seul mérite, celui d'avoir vu juste dans son slogan de campagne : "Le changement c'est maintenant". Pour le reste, il est un produit du système toxique qui fait exactement l'inverse de ce que promettait son slogan.

Le changement, c'est maintenant, vraiment, radicalement. Ou bien le XXIème siècle sera le début d'une ère terne et barbare, à l'image de ce qui advint lorsque le rayonnant empire romain termina son déclin, décimé par des guerres inutiles et rongé de l'intérieur par un système politique ultra corrompu. Il fallut près de mille ans pour sortir du Moyen âge.

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